Vous aviez 5 ans en 1991, lorsque la Yougoslavie a implosé et que le DPS s’est imposé… Comment percevez vous aujourd’hui les progrès réalisés depuis lors ?

J’étais un enfant lorsque la Yougoslavie s’est disloquée au milieu de conflits terribles et de pertes humaines. Les conséquences économiques ont également été très destructrices. Les salaires et les pensions perdaient d’heure en heure de leur pouvoir d’achat, tandis que le rationnement était en place. Je me souviens de longues heures à faire la queue pour les produits de base. La région des Balkans est encore aujourd’hui marquée par les conséquences de la désintégration de la Yougoslavie et des conflits qui en ont découlé. Chaque pays porte ses propres problèmes de transition, et de nombreuses questions restent non résolues entre voisins. Depuis 2006, le Monténégro trace son propre chemin en tant qu’État indépendant, mais je pense que pendant longtemps, nous avons manqué de nombreuses occasions de créer des Institutions plus fortes et une société plus égalitaire et plus juste.  Le mauvais virage a été pris dès les premières années de l’indépendance, car au lieu de construire des Institutions démocratiques, le Parti au pouvoir avait mis l’accent sur leur capture politique. Par conséquent, le rêve d’un État monténégrin basé sur les principes de liberté, d’égalité et de fraternité est encore à faire. Néanmoins, des développements positifs ont été réalisés en 2017 lorsque le Monténégro, seul pays du nord de la Méditerranée en dehors de l’OTAN, a rejoint l’Alliance. ien u’il oit devenu candidat à l’UE en 2010, l’adhésion à l’UE a eu un rythme quelque peu plus lent, principalement en raison du manque de volonté politique de l’ancien régime à résoudre les problèmes persistants liés à l’État de droit. Un pas démocratique majeur a été franchi en 2020 à la suite des élections parlementaires, avec l’élection du nouveau Gouvernement et la formation de la nouvelle majorité parlementaire, mettant ainsi fin à 30 ans de règne du même Parti politique issu du Parti communiste de Yougoslavie.

Le premier Gouvernement formé après le changement de régime comprenait un certain nombre d’experts plutôt que de politique et j’en faisais partie en tant que Ministre de l’Économie. Aujourd’hui, le Monténégro a un troisième Gouvernement en place depuis le changement de régime en 2020 et je crois que les élections au Monténégro ne sont plus une question de vie ou de mort, comme c’était peut-être le cas auparavant et comme c’est encore le cas dans plusieurs endroits dans le monde. Ainsi, le Monténégro a réussi la transition démocratique du pouvoir et a réalisé d’importants progrès économiques au cours des dernières années. Je suis sûr que nous avons tiré des leçons importantes qui nous aideront à renforcer nos Institutions démocratiques, prêtes à être un instrument fiable pour promouvoir l’État de droit et garantir la sécurité juridique de tous les citoyens. À cet égard, l’adhésion à l’UE constitue un point d’ancrage solide.

Qu’est-ce qui vous a convaincu d’entrer en politique il y a à peine 3 ans ?

J’ai rejoint la politique pour transformer le Monténégro en un pays d’égalité des chances pour tous ses citoyens, où le travail acharné et l’éducation sont les facteurs principaux du succès dans la vie. Pendant plus d’une décennie, avant de m’engager en politique, j’ai étudié et travaillé dans six pays différents. En tant qu’économiste à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), j’ai couvert plusieurs pays, observant leurs transformations politiques et économiques. Armé des outils acquis au cours de ces années, j’avais alors l’impression d’avoir une recette pour mon pays. Avec les changements politiques en 2020, j’ai vu une opportunité de faire la différence et j’ai ressenti un espoir renouvelé que les choses pourraient s’améliorer. Quitter ma zone de confort, mon salaire élevé et mon mode de vie agréable n’a pas été une décision facile – c’était un appel irréversible. Mais en réfléchissant à mes ancêtres qui ont combattu pour notre pays, certains sacrifiant leur vie our sa liberté, j’ai réalisé qu’en fin de compte, mon rôle était « simplement » d’appliquer les connaissances et d’apporter une nouvelle culture politique. Conscient des défis et reconnaissant qu’il faut du temps et un travail dévoué pour construire une démocratie vraie et vivante, cela m’a amené à  y contribuer personnellement, d’abord en tant que Ministre de l’Économie, puis en tant que candidat et Maire désigné de la Capitale et, enfin, en tant que Président du Monténégro. Si l’on analyse attentivement le paysage politique actuel au Monténégro, les trois dernières années ont en effet marqué une période de changements significatifs et de grande envergure, notamment en termes d’accélération de la convergence économique du pays avec la moyenne de l’UE, d’améliorations dans l’État de droit et de maturité démocratique globale. L’une de mes principales motivations dans mon rôle actuel, ce n’est pas un secret : amener le Monténégro dans l’Union européenne. Dès le début, pendant mon mandat au Gouvernement, j’ai contribué activement au lancement de nombreuses réformes structurelles dans l’espace fiscal, l’innovation, l’accès au financement et le marché du travail, tous cruciaux pour libérer le potentiel économique du Monténégro. En tant que Président, je continue mon travail avec dévouement, me concentrant sur la réalisation de nos priorités en matière de politique étrangère. Cela comprend l’accélération du rocessus ’intégration uropéenne, n garantissant une adhésion plus crédible à l’OTAN et en améliorant les relations avec nos voisins des Balkans occidentaux. Je m’engage également à atteindre les objectifs de la politique intérieure, en renforçant la cohésion sociale, en favorisant le développement économique durable et en asseyant  l’État de droit.

Même tour de force pour accéder au pouvoir, même profil, même parcours, même flair européen… beaucoup de gens vous comparent au Président Emmanuel Macron : un jeune banquier, Ministre de l’Économie, qui crée un Parti en un an avec une grande perspective européenne…

Merci pour cette comparaison ! Je respecte profondément le travail du Président Macron et ses réalisations exceptionnelles en politique. Nous nous sommes déjà rencontrés de nombreuses fois en marge de rassemblements multilatéraux,  ayant également eu deux réunions bilatérales, la première à Vilnius, lors du sommet de l’OTAN, et la deuxième, plus récemment, lors du Forum de la paix de Paris. Toutes nos discussions ont renforcé la confiance, le partenariat et l’alliance entre la France et le Monténégro. Sur le plan personnel, je crois que nous accordons tous les deux une grande importance à l’éducation et je suis convaincu que les expériences acquises dans le secteur privé nous fournissent à tous deux un encouragement supplémentaire à nos efforts visant à stimuler les capacités économiques et sociales de nos nations grâce à notre engagement politique. J’ajouterai que la cohérence et la persévérance dans la réalisation de ces objectifs sont des composantes clés de notre action politique commune. Nous avons déjà discuté de projets visant à renforcer les liens économiques entre la France et le Monténégro et j’ai bon espoir de recevoir le soutien du Président Macron dans mes efforts pour amener le Monténégro dans l’UE.

Que représente, selon vous, votre victoire pour le Monténégro ?

L’espoir ! J’ai vaincu un Président/Premier ministre de longue date du Monténégro qui symbolisait littéralement le pouvoir dans le pays au cours des trois dernières décennies, établissant un régime hybride, semi-autoritaire, tandis qu’en même temps, sa famille accumulait une richesse énorme. Le régime qu’il représentait a divisé notre pays et notre peuple entre ceux qui « réussissaient » – c’est-à-dire ceux qui étaient suffisamment débrouillards pour réussir pendant la transition et devenir riches (truquer les appels d’offres, privatiser les entreprises publiques uniquement dans le but de vendre plus tard les actifs tout en laissant les travailleurs sans emploi, etc.) et tous les autres – les « perdants » – travailleurs, fonctionnaires mal payés, enseignants et médecins, etc., qui croyaient tous que le travail acharné devrait suffire pour vivre décemment. Pourtant, je venais de la majorité ! De la classe des perdants ! J’étais simplement un ancien employé éduqué à Oxford, économiste dans une organisation financière internationale, qui avait servi en tant que Ministre de l’Économie, avec une infrastructure politique faible derrière et surtout, pas d’argent douteux pour soutenir ma candidature. J’ai parlé de méritocratie, de notre voie européenne et d’une société où vous n’avez pas besoin de compromettre vos valeurs pour réussir. Je pense que le jour de la victoire, de nombreuses personnes au Monténégro se sont senties libérées d’une certaine manière, ont senti que leur vote comptait, ont senti qu’elles contrôlaient enfin leur destin. Le niveau de soutien envers une nouvelle ère de notre développement démocratique a été sans précédent, car j’ai obtenu 60 % des votes avec une participation de 70 %. Ce changement décisif n’était donc clairement pas seulement une question de changement de Président ; il symbolisait le désir de progrès de notre nation et une étape essentielle vers notre avenir dans l’UE. Aujourd’hui, le Monténégro traverse une phase profonde de transition, passant des ombres du passé, souvent qualifiées d’« État captif » ou de « régime hybride », à la réalité d’une société véritablement démocratique et économiquement avancée.

Vous avez dit : « Nous ferons un pas de géant vers un Monténégro réconcilié, plus riche, plus juste ». Que vouliez-vous dire ?

Ce que je voulais dire, c’est que le pays pendant le régime précédent n’était ni réconcilié, ni riche ni équitable et qu’il nous appartient maintenant – à ceux qui occupent les postes les plus élevés – de travailler à réconcilier le pays, à accélérer la convergence économique et à nous concentrer sur l’égalité des chances. De mon temps, en tant qu’économiste à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, je me souviens d’une analyse que nous avons réalisée, selon laquelle trois facteurs sont nécessaires pour une transformation réussie d’un pays : la bonne volonté, le savoir-faire et la capacité politique. Je crois que le Monténégro dispose maintenant de tous ces éléments et je suis donc optimiste quant aux jours meilleurs à venir pour notre pays.

Quelle est votre feuille de route pour votre pays ?

J’ai essayé de simplifier mon message politique, en visant la clarté et la répétition des points clés que je considère comme vitaux pour le développement politique de notre pays. J’ai défini trois objectifs principaux en matière de politique intérieure, à savoir :

– le renforcement de l’État de droit, avec une tolérance zéro pour le crime organisé et la corruption ;

- la promotion du développement économique durable, l’amélioration des conditions de vie des citoyens ;

– la création d’un système d’incitation d’égalité des chances où le savoir et le travail acharné sont cruciaux pour réussir dans la vie.

En ce qui concerne les priorités en matière de politique étrangère, trois piliers sont constamment mis en avant : accélérer l’adhésion du Monténégro à l’Union européenne, renforcer la crédibilité de notre appartenance à l’OTAN et promouvoir des relations de bon voisinage avec tous les pays de la région.

De plus, dans le cadre de notre agenda politique multilatéral, nous avons lancé notre candidature en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU à partir de 2026. Ce serait un succès diplomatique majeur pour notre pays, coïncidant avec le 20ème anniversaire de notre indépendance. Je crois sincèrement que, malgré notre petite taille, nous pouvons accomplir davantage sur la scène internationale et jouer un rôle plus important. En tant que pays sans problèmes majeurs avec nos voisins et doté d’un riche patrimoine culturel, nous pouvons aussi contribuer à la réconciliation de notre région.

Quelle est la situation de la corruption et du crime organisé et comment avez-vous l’intention d’y mettre fin comme vous vous y êtes engagé ?

Je crois en l’exemplarité ! La culture de la corruption commence généralement par le sommet. Par conséquent, je pense qu’avec le changement politique, l’étape la plus importante est faite. Cependant, les problèmes sont profondément enracinés et nous aurons besoin de temps pour les éradiquer complètement. Mais pour clarifier, non seulement les nations en transformation, mais aussi celles considérées comme développées, sont confrontées à des défis. Notre environnement politique, bien qu’il montre des signes de rajeunissement, est encore aux prises avec les problèmes hérités de l’État de droit, des mesures anti-corruption et du crime organisé. Ce sont tous des problèmes essentiels, et les résultats dans leur résolution détermineront non seulement le rythme de notre parcours vers l’Union européenne, mais aussi l’avenir du Monténégro. Les procédures en cours, dans lesquelles il existe certaines indications que des  hauts responsables de la Police, du Ministère public et de la Magistrature étaient liés au crime organisé, montrent de manière indiscutable que des réformes fondamentales de la Justice et de la Police sont nécessaires.  Cependant, je tiens à souligner le fait que depuis le changement de Gouvernement en 2020, beaucoup a été accompli et la confiance du peuple envers notre système judiciaire a été en partie restaurée. Le pays s’est maintenant engagé à parvenir à un consensus politique, c’est-à-dire à une supermajorité au Parlement, qui doit être trouvée afin que des personnes de la plus haute autorité et intégrité soient nommées aux postes les plus importants de la magistrature, y compris le Procureur général, le Président de la Cour suprême, les membres du Conseil de la cour, etc.   Cela renforcera davantage notre engagement envers l’État de droit, restaurera la confiance totale des citoyens dans les Institutions et la foi en la justice.

Comment réagissez-vous à ceux qui vous reprochent vos liens étroits avec les Partis pro-serbes et l’Église orthodoxe pro-serbe ? Cela ne va-t-il pas à l’encontre de vos engagements européens ?

Ce sont de fausses accusations et une rhétorique créée de toute pièce par mes adversaires politiques. Personnellement, je n’y prête pas beaucoup d’attention. Ma seule réponse est de travailler avec encore plus de dévouement pour accomplir les priorités susmentionnées en matière de politique étrangère et intérieure du pays, en particulier celle liée à l’adhésion du Monténégro à l’UE d’ici 2028. Je suis conscient qu’il existe des leviers puissants liés à l’ancien régime qui tentent de freiner le Monténégro sur la voie du développement démocratique et économique. Cependant, les réformes en cours visant à accélérer notre adhésion à l’UE constituent la eilleure éponse ossible  ous es doutes t enaces. ’est ésormais n processus irréversible. En emportant rois élections en un an, j’ai clairement indiqué à mes rivaux qu’ils devront faire plus que de simples allégations mensongères.

Le Président de la République a avant tout un rôle de représentation au Monténégro… Comment cela se traduit-il dans la pratique ?

Selon la Constitution monténégrine, le Président du Monténégro est le seul individu élu au suffrage direct et jouit donc de la plus haute légitimité politique du pays. Le Président représente le pays et favorise la réalisation des priorités clés en matière de politique étrangère et intérieure. De plus, le rôle du Président est d’être un mécanisme inclusif et correctif dans le processus décisionnel, en tenant compte de l’étendue de l’autorité et de la légitimité confiées par les citoyens. Au cours des six premiers mois de mon mandat, avec mon équipe, j’ai défini un programme ambitieux, tenant compte du contexte politique local au Monténégro et des défis au niveau mondial. Mon mandat a commencé à une période décisive pour le processus d’intégration de l’UE au Monténégro. Toutes les conditions nécessaires pour un engagement total dans ce processus sont enfin réunies. Par conséquent, mon rôle est de m’assurer que, avec le soutien public record à l’adhésion à l’UE (plus de 80%), les réformes dans le pays ont le rythme nécessaire pour permettre une adhésion à l’UE dès que possible et, espérons-le, d’ici 2028. Tenant compte du fait que le dernier élargissement de l’UE a eu lieu en 2013 lorsque la Croatie a rejoint l’Union, tandis que l’UE est devenue plus petite avec le Brexit, je dis souvent à nos partenaires européens que l’adhésion du Monténégro à l’UE est une histoire plus grande que le Monténégro lui-même, car elle enverrait un signal positif majeur à tous les autres pays candidats, montrant que l’élargissement est toujours d’actualité et que les réformes portent leurs fruits. L’adhésion du Monténégro renforcerait également l’Union elle-même et confirmerait une fois de plus que l’élargissement est la politique la plus réussie de l’UE.

Quelles sont les grandes figures intellectuelles qui vous ont inspirées au cours de votre vie ?

La peinture la plus importante que j’ai dans mon cabinet est probablement celle qui représente le Roi Nicolas Ier du Monténégro. Par conséquent, je pense souvent à son engagement pour le développement u pays, potentiellement l’un es oins développés es Balkans à l’époque où il le dirigeait à la fin du XIXème et au début du XXème siècle. Son engagement à faire du Monténégro un pays moderne, internationalement reconnu après le Congrès de Berlin de 1878 et libre de l’influence ottomane, sert de source d’inspiration. Par ailleurs, les idées innovantes et l’approche visionnaire de Franklin Roosevelt et John F. Kennedy à l’égard de la politique américaine et internationale ont eu un grand impact, me rappelant de réfléchir fréquemment aux progrès et aux changements sociaux. Enfin, je voudrais également mentionner Robert Schuman, brillant Ministre des Affaires étrangères français et architecte de l’Union européenne moderne. Son Plan, publié le 9 mai 1950, que nous célébrons aujourd’hui comme la Journée de l’Europe, s’est avéré être l’une des idées les plus belles de paix et de coopération de l’histoire humaine contemporaine – une idée de l’Union européenne – à laquelle je tiens profondément, dans le but d’amener le Monténégro à y adhérer.

Avez-vous un message à transmettre à la classe politique française et européenne par le biais du Journal du Parlement ?

Pour simplifier nous avons besoin  de votre soutien, le monténégro a réalisé des progrès significatifs  dans le processus d’adhésion à l’Union européenne et joue un rôle de premier plan parmi les autres pays candidats. Notre politique étrangère et de sécurité est alignée à 100% sur l’UE, et nous sommes membres de l’OTAN depuis 2017, alignant là aussi pleinement notre stratégie militaire et géopolitique sur celle de l’Alliance.  En tant que plus petit pays candidat, d’environ la taille de la ville française de Lyon, le Monténégro est le plus facilement absorbable dans l’UE en tant que 28ème État membre. Le Monténégro utilise déjà l’euro comme devise et est également le pays le plus économiquement avancé parmi les candidats. De plus, le Monténégro n’a pas de problèmes politiques inter-Étatiques (majeurs) avec ses voisins, ce qui n’est pas souvent le cas dans les Balkans. Ces dernières années, nous avons réussi la transition démocratique du pouvoir et réalisé des progrès économiques significatifs. Le pays a, en outre, réalisé d’importants progrès institutionnels dans les négociations, ayant ouvert tous les chapitres, dont trois sont clos et de nombreux autres sont prêts à être clôturés. Enfin et surtout, 80% de notre population est favorable à l’adhésion du Monténégro à l’UE et il n’y a pas de Partis anti-UE au Parlement. Cumulativement, aucun autre pays aspirant à devenir membre de l’UE ne possède ces attributs. Pour cette raison, je crois que l’adhésion du Monténégro enverrait un messagepuissant à tous les autres pays candidats, montrant que le processus d’élargissement est vivant et fournit une incitation supplémentaire pour qu’ils continuent les réformes internes menant à l’adhésion à l’UE. Je crois également que notre région mérite une histoire politique positive !L’avenir du Monténégro et des Balkans occidentaux se trouve dans l’UE et, plus important encore, une région balkanique prospère et sûre est mieux garantie avec tous ses pays à l’intérieur de l’UE. Sur notre chemin vers l’Europe, le Monténégro apprécie grandement la position de principe de la France, qui est cruciale pour soutenir la transformation démocratique de notre pays et de l’ensemble de la région des Balkans occidentaux en une histoire réussie de l’Union européenne !

Propos recueillis par

Pauline Wirth du Verger

Jakov Milatović, Président de la République du Monténégro